Publié le 6 novembre 2026, par Johann Coisy
Une tuile déplacée, une gouttière qui déborde, une tache au plafond : avant de faire monter quelqu’un sur le toit, un vol de drone permet de voir l’état de la couverture en quelques minutes, sans échafaudage ni nacelle.
Avant le vol
Tout commence par l’adresse. Nous vérifions sur les cartes officielles si le vol est possible à cet endroit : proximité d’un aéroport, zone militaire, agglomération. Selon le cas, la mission se fait en catégorie Ouverte ou demande un cadre spécifique, avec les démarches correspondantes.
Il faut aussi l’accord du propriétaire, ou du syndic pour une copropriété, et un point de décollage dégagé.
Pendant le vol
Le drone fait le tour du toit à faible hauteur. Il photographie chaque pan, les faîtages, les noues, les cheminées, les solins et les gouttières. Avec le zoom du DJI Matrice 4T, on peut rester à distance tout en voyant le détail d’une tuile.
Comptez en général moins d’une heure sur place pour une maison individuelle, selon la configuration.
Ce que vous recevez
Un rapport photo annoté qui localise les zones à surveiller : tuiles cassées ou déplacées, mousses, fissures, défauts de zinguerie. Si des travaux sont prévus, un second vol permet une comparaison avant et après.
Ce que le drone ne fait pas
Le drone montre ce qui est visible. Il ne remplace pas le diagnostic d’un couvreur, qui reste nécessaire pour décider des travaux. En revanche, il lui permet d’arriver en sachant où regarder.
Pour une suspicion d’infiltration ou un défaut d’isolation, une thermographie peut compléter l’inspection, à condition que la météo s’y prête.
